La simple chair et peau dans laquelle nous habitons – Sophie Rambert

La simple chair et peau dans laquelle nous habitons – Sophie Rambert

Du 23 mars au 1er mai, la galerie GNG  expose les corps dessinés de Sophie Rambert. D’une main sûre, l’artiste nous propose de nous confronter à l’Autre, représenté dans son plus simple appareil.

/// Mathilde Mascolo

Nous connaissons le mythe de Pline l’Ancien sur l’origine du dessin : une femme de Corinthe trace sur un mur l’ombre de son bien-aimé parti à la guerre, en souvenir de celui-ci. C’est ici, dans sa forme la plus dépouillée, qu’apparait le dessin.

Après avoir expérimenter l’encre et la couleur, Sophie Rambert en revient à l’essentiel ; la  pierre noire lui permet de réaliser des lignes pures, des ombres grises, des aplats noirs.

Sa thématique est clairement définie : le corps, ses courbes et ses mouvements, sont au centre du dessin. Par retrait, elle travaille ces formes pour atteindre la représentation la plus crue de l’être humain.

Ce que Sophie Rambert appelle « la simple chair et peau dans laquelle nous habitons » est tout autant universelle qu’elle est unique. Ainsi, elle traduit l’histoire de celui ou celle qui la porte, et est la première découverte chez l’Autre. La figure n’est alors plus faite de chair et d’os, mais elle devient l’allégorie de l’âme.

Isolé au milieu de la feuille de papier, ces corps se meuvent dans un néant voulu. Pas de remise contexte ici, seulement la forme la plus pure du corps nu laissé à la merci du regardeur.  L’artiste nous offre la vision de « corps pris entre intériorité et extériorité, désirant et désiré, qui s’offre et se dérobe, tendu dans son abandon même. » (Sophie Rambert)

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