Le pointillisme de Guillaume Lhopital

Le pointillisme de Guillaume Lhopital

Guillaume Lhopital, né en 1987 à Morlaix et installé en Dordogne, est un artiste peintre qui renouvelle le pointillisme. Son univers révèle des distorsions visuelles par l’utilisation de couleurs vives. L’art de Guillaume Lhopital exerce notre œil à assimiler des taches de couleurs d’une large gamme chromatique. Rencontre.

 

/// Eléonore Blanc

L’artiste explique avoir découvert la peinture « à la fin du mois de mai 2019, souffrant alors d’une hernie discale. J’ai décidé d’emprunter le kit de peinture de ma délicieuse épouse afin que mes journées paraissent moins longues ».Les travaux de Georges Seurat et de Paul Signac l’ont toujours fascinés.

 

 « J’ai essayé à mon niveau de leur emprunter cette technique dite du pointillisme. L’idée de partir d’un point et de devoir prendre du recul pour voir un tout me plaît ».

 

Et c’est ce qui nous fascine aussi. Chaque point possède une relation avec les autres, qui forme un visuel singulier. Nous observons une palette vive, des aplats réguliers et un véritable travail de la matière. La toile disparaît sous les couches de peinture, qui donnent un relief précieux au support.

 

Guillaume Lhopital, 11, huile sur toile ©Guillaume Lhopital

 

Le mouvement est primordial dans ces créations. Des personnages, aux formes primaires, sont entourés d’une peinture qui danse. Les thèmes sont variés. Guillaume Lhopital s’inspire des corps de femme, de visages, mais aussi de certains animaux comme le flamand rose. Parfois, on retrouve des formes géométriques, des cubes qui s’entrechoquent sur la toile.

 

Guillaume Lhopital, 1491, Huile sur toile ©Guillaume Lhopital

 

L’artiste a collaboré avec la galerie londonienne Hansford and sons en 2019, puis avec la galerie parisienne Libre est l’art en 2020 et depuis peu, avec la galerie Les Grins d’art dans le Sud-Ouest. Ses collaborations variées sont représentatives de sa façon de concevoir l’art comme un univers qui se nourrit de rencontres et d’objets inspirants. Comme sa toile préférée « 62 » qui est un autoportrait, le résume.

 

« Ce n’est pas tant qui m’inspire, c’est surtout quoi ; des formes, des ombres, des arbres… Les visages de mes personnages me sont venus en observant mon portail en fer forgé, j’ai aussi eu l’idée d’une toile en observant une rallonge électrique chez un ami ».

 

Ses toiles sont empreintes de mystère. Nous pouvons observer des visages inconnus, qui semblent pourtant nous évoquer quelques souvenirs ou des regards immobiles qui nous questionne. 

 

 

Guillaume Lhopital, 62, Huile sur toile ©Guillaume Lhopital