Saint Brissot aux doigts d’acier à la Galerie Da-End

Saint Brissot aux doigts d’acier à la Galerie Da-End

La galerie Da-End s’est donné pour mission de valoriser le travail méconnu de Jacques Brissot (1929-2020) à travers la présentation publique d’une partie de celui-ci. Saint Brissot aux doigts d’acier « le monde m’appartient et j’en fais ce que je veux » met en avant son univers distinct, né de la combinaison de motifs contemporains avec des compositions reprises des chefs d’œuvres de la peinture occidentale. Ses collages réinventent des œuvres iconiques des primitifs flamands de manière à formuler une iconographie originale entre hommage et détournement. L’exposition se tiendra du 14 février au 28 mars 2026.

///Melian Pussey

Jacques Brissot, Le Jardin des délices (d’après Jérôme Bosch), 1977, collage et acrylique sur bois, 153 x 254 cm – Courtesy Galerie Da-End / ayants droit de l’artiste

Le projet est né de l’association de la galerie avec l’un de ses artistes, Louis-Ferdinand Nieto (né en 1979). Cette rencontre a mis en évidence l’ampleur insoupçonnée de la production plastique de Jacques Brissot, celui-ci ayant constitué un vaste corpus hors des circuits institutionnels. Les éléments découverts incluent tableaux-collages, assemblages, dioramas et objets composites. L’exposition cherche à donner de la visibilité à cette œuvre singulière, tout en ouvrant un dialogue entre l’artiste disparu et le commissaire invité, Louis-Ferdinand Nieto. Ce dernier a rédigé un texte inédit afin d’accompagner la sélection exposée. Sa rédaction offre le regard poétique d’un pair sur la puissance imaginative de son aîné.

Jacques Brissot, Scène de Bataille (d’après Gillis van Valckenborgh), 1995, collage et acrylique sur bois, 122 x 195 cm – Courtesy Galerie Da-End / ayants droit de l’artiste

Comme le suggère la citation « le monde m’appartient et j’en fais ce que je veux », Jacques Brissot qui en est à l’origine, a façonné un univers personnel et libre. Il prélève dans l’histoire de l’art, la culture populaire et les médias pour créer de nouvelles images, peuplant les tableaux de maîtres tels que Jérôme Bosch (mort en 1516) et Pieter Brueghel l’ancien (mort en 1569) de figures tirées de magazines. Ces emprunts basculent, ainsi, dans un territoire anarchique, irrévérencieux traversé par l’humour, l’ironie et parfois par une violence poétique assumée. L’accumulation de références détournées interroge notre rapport aux images et montre l’infinité des possibilités de réinterprétation des monuments de la peinture classique.

Jacques Brissot, La Tentation de Saint Antoine (d’après Jérôme Bosch), 1995, collage et acrylique sur bois, 145 x 266 cm – Courtesy Galerie Da-End / ayants droit de l’artiste

Saint Brissot aux doigts d’acier « le monde m’appartient et j’en fais ce que je veux » est une véritable ode à l’imagination, dévoilant une facette peu représentée d’un créateur inclassable, resté en marge des catégories et des récits officiels.

Jacques Brissot, L’Enfant Prodigue (d’après Jérôme Bosch), 1993, collage et acrylique sur bois, 93 x 93 cm – Courtesy Galerie Da-End / ayants droit de l’artiste

 

Légende de l’œuvre du milieu dans l’image mise en avant : Jacques Brissot, La chute des Anges Rebelles (d’après Pieter Brueghel l’ancien), 1988, collage et acrylique sur bois, 104 x 136 cm – Courtesy Galerie Da-End / ayants droit de l’artiste 

 

 

Galerie Da-End

  • Adresse : 21 rue de la Forge Royale
  • Code postal : 75011
  • Ville : Paris
  • Pays : France
  • Site Internet : https://www.da-end.com/
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