Rémy Hysbergue s’impose depuis la fin des années 1990 comme un des acteurs principaux de la peinture abstraite contemporaine. Formé à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, il développe une œuvre exigeante, il interroge le médium pictural, c’est une recherche entre expérimentation technique et réflexion sur l’image.
///Chloé Hamon

Les œuvres récentes sont principalement réalisées à l’acrylique sur velours ce qui donne une matérialité particulière aux tableaux. Le velours permet à la fois d’absorber et de refléter la lumière créant des variations chromatiques subtiles.
La peinture est, elle, parfois travaillée pour donner un aspect rugueux à l’œuvre. À cela s’ajoutent des gestes picturaux variés et une superposition des couches qui confèrent une profondeur à la toile.

Les compositions que crée Rémy Hysbergue jouent fréquemment sur l’ambiguïté : ce qui semble être un fond peut devenir surface, et la lumière paraît parfois émaner du tableau lui-même.

Chez Rémy Hysbergue, il ne s’agit pas de représenter le monde mais de produire une expérience perceptive. L’artiste aime dire qu’il « peint la peinture », revendiquant une approche autoréflexive où le sujet devient le processus lui-même. Ses œuvres invitent ainsi le regardeur à s’approcher et à se déplacer révélant une peinture à la fois sensible et technique.

Ses grandes œuvres remplies de couleurs transportent le visiteur dans l’univers abstrait et pourtant bien tangible de l’artiste.

Ainsi, depuis le 18 avril et jusqu’au 16 mai, la Galerie Richard permet aux visiteurs de découvrir les œuvres de Rémy Hysbergue ou de suivre sa recherche picturale articulée autour de la matérialité et de la lumière.
Légende de l’image mise en avant : Rémy Hysbergue, Sans titre, 2026, 162 x 130 cm, Acrylique sur satin, ©Galerie Richard
