Depuis le 25 avril et ce jusqu’au 30 mai, l’artiste britannique Laura Footes expose un ensemble d’œuvre peintes, L’antichambre, à la galerie Bremond Capela. À travers ses œuvres Laura Footes développe une démarche introspective et sensible, elle prend son quotidien pour repère et y construit sa réflexion autour.
///Chloé Hamon

L’artiste, Laura Footes, réussit à traduire dans son œuvre les dysfonctionnements de la vie. Touchée par une maladie chronique depuis plus de trente ans, elle transforme les contraintes imposées à son corps pour les retranscrire sur ses tableaux.
Ses œuvres réalisées, pour certaines, sur des panneaux de bois sont le reflet de ce qu’elle vie au quotidien mais aussi ses questionnements physiques, psychologiques et sociaux. En plus de traduire son expérience physique, Laura Footes pioche dans les diverses formations artistiques qu’elle a reçu pour créer. Ainsi, les études poétiques, littéraires et philosophique suivies en France lui permettent d’envisager son art avec plus de force et d’y mêler son histoire et ses propres souvenirs.

Les œuvres de l’artiste sont formées d’espaces et d’intérieurs connus avec des objets qui reviennent comme des tables, des chaises ou des lits. Ces éléments de la vie quotidienne sont, sans doute, peints pour donner un point de repère à l’artiste mais aussi aux regardeurs, face à ses œuvres où le détail disparait dans des atmosphères brumeuses.

Inspirée par son vécue, les œuvres que composent Laura Footes semblent passées au rayon X, l’artiste cherche à représenter les intériorités, à révéler les structures internes de notre quotidien. Une tension se ressent alors entre les silhouettes, qui sont à la fois présentes et absentes. L’artiste invite à prendre conscience de la complexité du monde, elle place le visiteur dans une situation d’inconfort dans des espaces diffus où les points d’ancrage visuels sont difficiles à se saisir.

Pour cette exposition, au sein de la galerie Bremond Capela, Laura Footes propose des œuvres à l’aspect nébuleux dans des gammes chromatiques bleues et rouges, où se déplacent de toile en toile la silhouette d’hommes et des femmes. Comme si ceux-ci ne s’arrêtaient jamais de bouger dans un rêve ou une réalité trouble en perpétuelle mouvement.
Légende de l’image mise en avant : Laura Footes, Rue Boulbonne (Toulouse), 2026, panneau de bois, 100 x 100 cm, © Courtesy of Bremond Capela and Laura Footes, © Credits photo: Nicolas Brasseur
