Frédérique Lucien utilise une grande diversité de techniques pour concevoir ses œuvres : de la peinture au collage, en passant par la gravure, elle ne se limite à aucun médium. Ces techniques peuvent être employées de manière indépendante ou associées, créant ainsi des dialogues et des juxtapositions riches. Jusqu’au 13 juin, elle présente pour la première fois à la Galerie Backslash un ensemble d’œuvres inédites, aux formats variés, explorant ses thèmes de prédilection : le végétal, le minéral et le vivant.
///Chloé Hamon

Pour cette exposition, l’artiste a choisi de montrer des céramiques, des pastels et des papiers découpés, offrant une vision d’ensemble de la pluralité des techniques qu’elle maîtrise. La scénographie est pensée comme un parcours immersif, invitant le visiteur à évoluer dans un univers végétal façonné par l’artiste.

Par la présentation de nouvelles œuvres, qui restent dans le champs lexical végétal de l’artiste, Frédérique Lucien réussit tout de même à renouveler sa pratique. Toujours empreint d’une forme organique et d’une touche légère pour ses toiles, les œuvres de l’artiste lui font automatiquement échos

À travers ces nouvelles œuvres, inscrites dans son vocabulaire formel et habituel, Frédérique Lucien parvient à renouveler sa pratique sans rompre avec son identité. Toujours empreintes d’organicité et d’une grande délicatesse, les formes dialoguent entre elles et semblent se répondre. L’artiste réinvente continuellement son langage plastique : chaque exposition devient une découverte, révélant de nouvelles variations autour du végétal et du minéral.

Par la céramique ou le collage, elle donne à voir un monde épuré, aux couleurs douces, sans jamais céder à la répétition. Certaines œuvres, comme Tournesols, évoquent la forme même du motif, presque vidée de sa couleur, comme si le temps en avait atténué l’intensité. À l’inverse, Cymette insiste sur la densité sombre du bois, dans une composition à la fois épurée et puissante. D’autres encore, comme Orchis jaune, offrent une vision proche du microscopique, oscillant entre abstraction et observation.
Ainsi, à la galerie Backslash, Frédérique Lucien déploie un univers sensible où les médiums dialoguent, donnant forme à une vision unique et poétique de la nature. Par une représentation micro et macroscopiques des plantes, l’artiste révèle une végétation déployée dans toute son ampleur.
Légende de l’image mise en avant : Vue de l’exposition avec Orchis Rouge de Frédérique Lucien, 2025, © Hafid Lhachmi – ADAGP, Courtesy Galerie Backslash
