Réalismes américains 70-80 : regards sur une autre Amérique à la Galerie Claude Bernard

Réalismes américains 70-80 : regards sur une autre Amérique à la Galerie Claude Bernard

La Galerie Claude Bernard consacre une exposition collective aux peintres réalistes américains actifs dans les années 1970 et 1980. Réunissant une trentaine d’œuvres, peintures et dessins, cet accrochage met en lumière des artistes encore peu exposés en Europe, parmi lesquels William Bailey, Jack Beal, Robert Birmelin, Mary Ann Currier, Rackstraw Downes, John Gordon ou encore Michael Mazur.

///Chloé Hamon

Jack Beal, Still life vases on flowered cloth, 1981, Huile sur toile, 51 x 45 cm, ©Galerie Claude Bernard

À contre-courant des grands mouvements qui dominaient alors la scène artistique new-yorkaise, abstraction, minimalisme, art conceptuel, Pop ou graffiti, ces artistes ont choisi de poursuivre une voie figurative, attentive au réel. Leur travail, longtemps resté en marge des récits dominants de l’art américain d’après-guerre, apparaît aujourd’hui sous un jour nouveau, à l’heure où la figuration connaît un regain d’intérêt.

Rackstraw Downes, Approach to the Holland Tunnel with 75 Varick (Sketch), 1988, Huile sur toile contrecollée sur carton, 50 x 89 cm, ©Galerie Claude Bernard

L’exposition propose ainsi une relecture nuancée du réalisme, il ne s’agit pas de reproduire le visible mais de l’interroger. Les œuvres présentées explorent les paysages urbains, les marges des villes, les scènes du quotidien et l’intimité des corps ou encore la nature morte. Ces œuvres s’inscrivent dans une tradition américaine, de Winslow Homer à Edward Hopper, tout en affirmant une approche plus subjective et analytique du réel.

Robert Birmelin, An occurrence on West 89th Street, Acrylique sur toile, 120 x 180 cm, ©Galerie Claude Bernard

Chaque artiste développe un langage qui leur est propre, chez William Bailey ce sont les objets et la nature morte qui sont privilégiés. Jack Beal, quant à lui, explore l’ordinaire en peignant des intérieurs et la vie quotidienne. Robert Birmelin réussit à capter l’énergie des rues et des carrefours urbains avec le passage des citadins. Et Rackstraw Downes propose des rues et des paysages sous le prisme d’un large panorama

Robert Birmelin, Study for stadium, 1983, Acrylique sur toile, 41 x 51 cm, ©Galerie Claude Bernard

Un élément essentiel relie plusieurs de ces artistes : leur passage par la Yale School of Art. Dans les années 1960 et 1970, ce foyer intellectuel joue un rôle déterminant dans la réflexion autour de la figuration. Leur démarche s’inscrit dans une relecture critique du réalisme, nourrie de références européennes et d’une conscience des débats esthétiques contemporains.

William Bailey, Scheggia, 1994, Caséine sur papier, 40 x 50 cm, ©Galerie Claude Bernard

Bien que présents dans les grandes collections muséales américaines, ces artistes restent largement méconnus en Europe. En rassemblant leurs œuvres, la Galerie Claude Bernard met en évidence « un réalisme américain », observée à hauteur d’homme, et invite à reconsidérer l’histoire de la peinture américaine de cette période. Cette exposition, présentée du 26 mars au 31 mai 2026, s’impose ainsi comme une redécouverte essentielle.

Légende de l’image mise en avant : Jack Beal, Drawing, 1971, Huile sur toile, 152 x 173 cm, © Galerie Claude Bernard

 

Galerie Claude Bernard

  • Adresse : 7 / 9 rue des Beaux-Arts
  • Code postal : 75006 Paris
  • Ville : Paris
  • Pays : France
  • Tel : 01 43 26 97 07
  • Site Internet : https://www.claude-bernard.com/
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Galerie Claude Bernard

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